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Rassemblement de commémoration du 18 mai, bougies allumées en mémoire des victimes de Mullivaikkal

Que s’est-il passé le 18 mai 2009 ?

L’armée sri-lankaise prend la dernière bande de terre à Mullivaikkal ; le gouvernement annonce la « victoire » et la mort de Prabhakaran. Pour les Tamouls, c’est le jour où les combats cessent et où le massacre des derniers mois - jusqu’à 40 000 civils selon le Panel de l’ONU - devient mémoire. Le 18 mai est depuis le jour de commémoration du peuple tamoul.

À retenir

  • 18–19 mai 2009 : prise de Mullivaikkal, mort annoncée de Prabhakaran, cadres politiques tués malgré des drapeaux blancs.
  • Le Panel d’experts de l’ONU (2011) retient jusqu’à 40 000 morts civils pour les derniers mois ; d’autres évaluations sont plus élevées.
  • Près de 300 000 survivants sont internés à Menik Farm et dans d’autres camps fermés.
  • Le rite du kanji et les veillées du 18 mai sont devenus le geste mémoriel annuel de la diaspora.

Les derniers jours

Depuis janvier 2009, les civils du Vanni sont poussés vers une poche côtière de plus en plus étroite, entre lagune de Nandikadal et mer. Des « zones sans tir » sont bombardées. Des hôpitaux sont touchés. Le 18 mai, l’armée contrôle le dernier strip. Le 19, Colombo exhibe le corps de Prabhakaran.

Des cadres de la LTTE qui se rendent avec des drapeaux blancs, dont B. Nadesan et S. Pulidevan, sont tués. Des milliers de personnes remises à l’armée ne reparaîtront plus. C’est le point de départ du sit-in des familles de disparus, huit ans plus tard.

Après le cessez-le-feu de fait

Les survivants ne rentrent pas chez eux : ils sont parqués derrière des barbelés. Human Rights Watch et Amnesty International parlent de détention arbitraire de masse. Les terres du Nord-Est restent militarisées. Aucun procès pour les bombardements de civils n’a eu lieu à ce jour.

Une date devenue rite

Chaque 18 mai, à Paris, Toronto, Londres, Jaffna quand c’est possible, on allume des lampes, on sert du kanji - le gruau des derniers jours - on lit des noms. Le Canada a fait de ce jour la Journée de commémoration du génocide tamoul. Ce n’est pas l’anniversaire d’une victoire militaire. C’est le jour où une communauté compte ses morts et demande encore des comptes.